Boé et «Garonne», un destin commun

Boé et « Garonne », un destin commun

« Garonne », c’est ainsi que les habitants de Boé désigne ce fleuve qui longe la commune. Cela témoigne ainsi du lien très fort qui existe entre les riverains et le fleuve.

Historique

Les historiens nous apprennent que le gué de Lecussan permettait, depuis les romains, de traverser la Garonne à pied. La construction du pont de Saint-Pierre de Gaubert (1864) et de la route de Paris – Barèges diminuera l’intérêt de ce passage, entraînant la disparition d’un petit village de pêcheurs composé de 6 à 7 maisons.
Le bac et le bateau à rames succéderont au gué dès le 13ème siècle.
Concernant le trafic fluvial, Boé Saint-Sulpice (Boé village aujourd’hui) sera un port de bateliers.
La construction du barrage de Beauregard va interrompre le trafic fluvial vers Toulouse en 1852 et vers Bordeaux en 1914. De ce fait, la population décroîtra lentement.
La confrérie des mariniers de Boé, créée en 1991, continue à défendre les valeurs des lieux d’escale et répandre la bonne réputation de Boé, terre d’accueil et de convivialité.
« Garonne », c’est aussi des crues exceptionnelles comme celles de 1875 (11.70 mètres), de 1930 (10.86 mètres) ou encore 1952 (10.56 mètres). L’eau s’est étalée sur près de 60 % du territoire communal causant de nombreux dégâts tant humains que matériels. Ces alluvions sont venues enrichir les sols de la plaine de Boé nichés dans les contreforts du fleuve et ont permis le développement d’une activité agricole et rurale (181 exploitations en 1959) tournée vers le maraîchage et la production de fruits.
Pourtant, avec la création du canal latéral à la Garonne et plus tard la création de la voie ferrée Bordeaux – Toulouse, l’activité agricole va perdre de son influence au profit d’activités industrielles, au nord de la commune, dans les années cinquante.

Une culture de la Garonne à reconquérir

Depuis, les années 50, les crues se sont faites plus rares et moins imposantes, l’agriculture a connu un lent déclin, la population a changé et, avec elle, la connaissance du fleuve (de ses atouts comme de ses caprices) s’est amoindrie.
La réglementation de l’urbanisme de plus en plus drastique dans les zones inondables (plan de prévention des risques d’inondation – PPRi) n’est pas toujours bien comprise et les événements climatiques qui font l’actualité sont souvent perçus comme lointain : il est donc important de sensibiliser les habitants à leur environnement.
Ainsi, dès la fin des années 80, la commune a élaboré son premier plan communal de sauvegarde (PCS) qui s’est enrichi depuis lors d’un système de télé alerte, d’une réserve de sécurité civile et d’ouvrages de protection (digues) aux abords des zones les plus urbanisées.
Régulièrement, le bulletin municipal et le site internet de la commune traitent de ce sujet et invitent la population à mettre à jour ses coordonnées téléphoniques (télé alerte) et à s’informer sur vigicrue de l’évolution du débit de la Garonne.
En parallèle, les Maires successifs et leurs conseils municipaux ont entrepris de limiter l’urbanisation le long du fleuve en favorisant un développement plus au Nord. La partie rurale de la commune reste néanmoins un lieu fort d’activité (siège de la Mairie), de loisirs (chemin de randonnée, parc de Passeligne – Pélissier, golf d’Allot, espace sportif de Cancelles…) et un espace naturel à préserver.
C’est dans cette perspective que la Mairie de Boé a fait l’acquisition de la tour Lacassagne en 2001 et désire aujourd’hui réaliser des travaux de rénovation. Elle envisage d’installer au cœur de la tour une structure permettant d’accueillir différents publics autour d’activités concernant le patrimoine bâti, la connaissance historique et l’écologie liée à la Garonne.

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